Kaï (Air)

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Kaï (Air)

Message  Apeiron le Sam 5 Déc - 0:22

La légende raconte que le jundo fut découvert par maître Kazemaru alors qu'il observait les figures tracées par le vent au sommet d'une montagne. Cette observation est en soi un des principes de base du jundo, car même si le vent est invisible tout comme le chi il peut être perçu par ses effets, comme le mouvement de la poussière, des nuages ou des feuilles mortes. Ainsi, au jundo, le pratiquant doit apprendre à voir le mouvement réel de l'énergie et non le mouvement suggéré par le corps, et lui-même non pas chercher à déplacer son corps mais laisser son énergie le faire, le déplacement du corps n'étant que l'effet du déplacement de l'énergie. Le jundo comprend également une pratique de la méditation et de la médecine par circulation du chi, et il peut donc être classé comme art martial interne. Néanmoins, il comprend également une composante externe, axée sur la technique et la discipline dans le travail.

Kazemaru réalisa vite que la fondation d'un mouvement d'art martial était normalement implicitement déterminé par une certaine conception de l'univers, et que les élèves avaient plus tard à se réapproprier le travail fait ainsi qu'à trouver comment l'appliquer au mieux ("Nous avons recensé 24 façons de faire un pas, et il en reste surement d'autre à découvrir. Mais le moment venu, selon qui vous serez et la situation dans laquelle vous serez, il n'y aura qu'une façon appropriée : la votre, celle où vous avez pleinement pris conscience de qui vous êtes et de votre lien à cette situation"). Ainsi, il décida de ne pas réduire les formes de base de son art, mais plutôt d'établir une classification exhaustive des techniques pour comprendre tous les mouvements connus à son époque et laisser la possibilité d'y inclure de nouvelles. Lui-même n'en maîtrisait pas tous les aspects mais il décida plutôt que d'imposer une seule vision dans l'exercice du jundo, de laisser ses élèves découvrir leur propre fonctionnement au sein de son mouvement et de les travailler à leur façon. Ainsi, les techniques qui furent les plus développées furent en réalité les techniques de ses principaux élèves, qui donnèrent par la suite plusieurs écoles différentes en surface mais unies par la philosophie et la pratique du jundo.

Lorsqu'une forme est choisie dans le corpus d'une école, elle est travaillé à la fois avec discipline et application pour diminuer la résistance du corps à l'exercer, mais aussi de façon lente et ouverte pour permettre de faciliter la circulation du chi lors de la technique, ce qui offre au jundo un travail du corps à la fois externe et interne. Les écoles ont leur propre stratégie, éventail de technique et recherche au sein du jundo. Kazemaru voulait que la recherche et l'application du jundo soient portées par l'individu, mais que les résultats et l'apprentissage soient portés par l'esprit de la communauté. Ainsi, si la légende a retenu le nom de Kazemaru, les maîtres de jundo sont généralement anonymes, sauf quand cela est nécessaire, comme dans les histoires. Ainsi, une école ne porte pas le nom du maître l'ayant fondée, mais un nom résumant son orientation technique et philosophique. Kaï appartient à l'école de l'Aigle, école que je comparerai aux écoles de la Grue et du Colibri.

Comme dans les autres arts martiaux, "do" désigne la voie ou le chemin. "Jun" est le kanji signifiant suivre ou faire un mouvement circulaire. Ainsi, jundo peut se traduire par la voie du mouvement, en sachant que sont privilégiés le lâcher-prise, la réactivité, les esquives et les mouvements de pivot. La philosophie du jundo se base sur l'évitement de la violence et la recherche de l'accomplissement par l'apprentissage méthodique, la recherche personnelle et la préservation de son intégrité. Il s'agit d'une philosophie apparemment individualiste, mais qui recherche en fait l'abandon de l'égo et la curiosité de l'autre et du monde.


Il ne sait manier ni les armes ni les armures. Par contre, il est un excellent pratiquant d'un art martial basé sur le mouvement (jundo) et de la maitrise du vent.

oubli : perception du vent, permet à la condition de rester immobile de repérer les objets pas trop éloignés en mouvement.

Il est manieur de vents, et arrive à contrôler à la fois la direction et la puissance de ceux-ci. Cela a orienté sa façon de s'habiller, de se déplacer et ses techniques.
Son aspects est plutôt blafard et fin, il n'exprime pas ses émotions et est assez économe de ses mouvements pour tenir sur la durée. Face à un adversaire énergique il aura plus tendance à jouer le contrôle pour laisser l'autre se fatiguer, et sinon cherchera à obtenir des informations sur l'autre en étudiant ses réactions, par exemple lors de feintes.

Il est vêtu d'une sorte de tunique ample qui possède une bonne prise au vent et laisse une bonne liberté de mouvements sans les gêner. Il porte également des sandales fines et souples attachées aux pieds par un entrelacs de cordons. Il ne porte rien d'autre, ni sac, ni arme, ni couvre-chef, ni gants, en tout cas pour le combat.

Il pratique un art martial axé sur le mouvement, la souplesse et la fluidité, ressemblant pour ses déplacements et ses coups de pied au taekwondo, et pour les chutes, saisies et les projections à l'aïkido, et qui possède en outre des sauts (ressemblance avec le vietvodao ?). Par contre (en tout cas dans sa pratique), les coups de poings, les armes, les immobilisations ainsi que tout ce qui est passage en force est absent.

Tout d'abord, sa technique défensive est axée sur l'esquive, avec des déplacements rapides, parfois aidé de vents pour faciliter un pas ou un saut.
L'attaquant étant normalement déséquilibré, la contre-attaque survient grâce à des projections, que ce soit à cause de saisies/déplacements, ou d'un souffle de vent dans le même sens que l'attaque.
Néanmoins, pénétrer sa garde n'est pas forcément évident car un coup de pied est toujours à craindre. Il joue du coup beaucoup sur les distances, et si jamais la situation venait à lui échapper il pourrait fuir facilement en s'envolant.
Au niveau attaque, il se sert de feintes et d'attaques de vents par l'arrière ou le côté pour déstabiliser son adversaire, afin de pouvoir caser un coup (l'idée étant de mettre ko, bien que cela arrive rarement) ou une projection.
Dès le moment où l'adversaire est déséquilibré et subi une projection, la condition de victoire recherchée est de se servir du fait que l'autre a perdu ses appuis pour le harceler de mouvements d'air voire de coups de pied jusqu'à le projeter hors du ring.
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